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Rimes orphelines, recueil de poésies de Jean-Pierre Martinez.

ISBN 979-10-90908-98-7

Octobre 2016

40 pages ; 18 x 12 cm ; broché. Prix TTC : 8 €

 

 

 

 

 

 

 

 

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Liberté

 

J'étais champ de décombres, je suis un champ de blé.

La mémoire des combats et les blessures au front

ensemencent mes plaies, je ne suis qu'un sillon.

Les moissons à venir vous diront ma revanche.

La vie coule de mes veines, et irrigue mon chant.

 

Sur les ruines des batailles, j'ai construit ma maison,

dans le fond des tranchées assis mes fondations.

Du feuillage de mes branches j'ai réchauffé les miens.

Et enfin de ma sève dans un coin de jardin.

J'ai signé l'armistice avec ma part de l'autre.

 

Et si la nuit réveille ma crainte de l'ennemi,

si la douleur m'aiguille tapie dans les ténèbres,

j'ai survécu. J'ai fait la paix avec moi-même.

Seuls au ciel les corbeaux connaissent ma destinée.

J'en ai fini avec la culpabilité.

 

Légèreté

 

Poussé par le hasard de destins en déroutes,

j'ai couru les chemins de l'exil sur la terre,

et foulé les déserts pour revenir à toi.

Ma Méditerranée, jusqu'à la dernière goutte,

le sel de tes larmes sera ma patrie, la mer.

 

Je ne suis qu'une plume emportée par le vent,

je veux être ta course et ton essoufflement.

Je serai légèreté et si tu penses à moi,

que jamais en mon nom pierre ne soit baptisée.

Je veux être ce vent qui vivant m'a porté.

 

Et si la pesanteur doit encore me lester,

si par-delà ma vie je dois encore peser,

quand je serai poussière de grâce épargnez-moi

une sombre demeure, je veux n'être que sable

soulevé par la brise, et bercé par les vagues.

 

Le chemin

 

Parcouru le chemin et le cheval fourbu,

déclinant le soleil de nos amours à cru,

trompera le sommeil dans le lit des rivières,

l’ombre d’un doute accru, nos rêveries cavalières.

 

Terrasse

 

Au soir sera conté ce qui reste d’aimer,

les horizons tout neufs au regard qui s’efface,

de l’amertume ancienne aux plaisirs du café,

et des instants infimes la culture en terrasse.

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