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L’animateur d’une obscure chaîne du câble reçoit un homme politique dont il doit assurer la promotion. Mais l’interview ne va pas se dérouler comme prévu…

ISBN 978-2-37705-030-7

Novembre 2016

66 pages ; 18 x 12 cm ; broché. Prix TTC : 9,90 €

 

 

 

 

 

 

 

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LIRE LE DÉBUT

Le plateau d’une chaîne de télé dont le nom figure sur un panneau contre le mur du fond : Canal Plus Direct. Le plateau est pour l’heure vide, à l’exception d’une table basse sur laquelle sont posés trois micros. Un technicien arrive en bleu de travail. Il porte un fauteuil. Il inspecte les lieux pour vérifier qu’il est au bon endroit.

Gégé – Momo !

Momo (off) – Ouais ?

GégéUne Volonté, Un Destin, c’est bien le plateau numéro 2 ?

Momo (off) – Ouais.

Gégé – Ben faudrait s’affoler le minou là, on est à l’antenne dans un quart d’heure.

Gégé pose le fauteuil d’un côté de la scène. Momo, également en bleu de travail, arrive avec un autre fauteuil. Selon les besoins de la distribution, Gégé et Momo pourront indifféremment être des hommes ou des femmes (au look un peu masculin).

Momo – Eh, je ne suis pas Dieu, moi, je ne peux pas être partout. (Il pose le fauteuil en face de l’autre) Et puis il n’y a pas le feu au lac. L’invité de l’émission est encore au maquillage…

Gégé – Elle est où, la caméra ?

Momo (désignant la régie) – Là bas.

Gégé (interpellant la régie) – Ça va les fauteuils ? Plus au centre ?

Momo et Gégé rapprochent un peu les fauteuils.

Gégé – C’est qui l’invité, aujourd’hui ?

Momo – Un politicien.

Gégé – Qui ça ?

Momo – Je ne sais plus…

Gégé – À droite ou à gauche ?

Momo – Au centre, il me semble. Mais bon, maintenant, la droite, la gauche…

Gégé – Je te parle des fauteuils, abruti. Il va s’asseoir à gauche ou à droite, ton centriste ?

Momo – C’est ça le problème avec les centristes. On ne sait jamais d’avance de quel côté ils vont siéger…

Gégé – Tu crois vraiment qu’on a le temps de rigoler ?

Momo – D’habitude, l’invité du jour s’assoit là. Et les autres trous du cul s’asseyent en face de lui à tour de rôle.

Gégé – Et l’animateur ?

Momo – T’as raison, il manque un fauteuil.

Gégé – Ben ouais, il me semble… (Momo sort) Il est con, lui.

Momo revient avec un fauteuil qu’il pose au centre entre les deux autres.

Momo – Et voilà.

Gégé – Tiens, assieds-toi là.

Momo s’assied à la place de l’invité et Gégé sur le siège de l’animateur.

Momo – Ok. Je fais l’invité, alors.

Gégé (à la régie) – Tu nous entends, là ? Ok. On fait un essai de micro. (À Momo) Alors, Monsieur Ducon de la Tronche en Biais, vous nous aviez promis pendant votre campagne électorale que les impôts allaient baisser et que les salaires allaient augmenter. Or c’est exactement le contraire qui s’est passé. Comment osez-vous encore montrer votre tête de nœud à la télévision ?

Momo – Cher ami, il ne faut pas voir les choses d’une façon aussi simpliste et caricaturale. En réalité, au-delà des apparences parfois trompeuses, la situation de la France est loin d’être aussi catastrophique que l’opposition voudrait nous le faire accroire…

Gégé – Bon ben on dirait que ça marche.

Momo – Ouais…

Gégé – Le spectacle va pouvoir commencer...

Momo – Quand les clowns seront sortis du maquillage…

Gégé – Et l’animateur, c’est qui, pour Une Volonté, Un Destin ?

Momo – Ben c’est l’autre crétin, là. Celui qui vient d’arriver.

Gégé – Celui qui s’est fait virer de France 2 ? Je pensais qu’il en profiterait pour prendre sa retraite anticipée du côté de Saint-Rémy-de-Provence…

Momo – Qu’est-ce que tu veux ? Le câble, maintenant, c’est la retraite chapeau du service public.

Gégé – Ouais. Aujourd’hui, même les anciens ministres se recasent en animateur télé.

Momo – Regarde Roselyne Bachelot.

Gégé – Du temps de l’ORTF, c’était le contraire.

Momo – Le contraire ?

Gégé – C’est les présentateurs télé qui se recasaient dans la politique. Regarde Noël Mamère !

Momo – C’est sûr que Roselyne Bachelot, elle n’aurait jamais pu faire présentatrice du temps où la télé était encore en noir et blanc.

Gégé – Tiens, voilà le présentateur vedette, justement…

Bruno, l’animateur, arrive, genre vieux (ou jeune) beau.

Bruno – Alors Messieurs, ça va comme vous voulez, j’espère. Parce qu’on n’est pas en avance, là…

Gégé – La faute à qui ? On n’a même dû faire la balance nous-mêmes. Il a fini de se faire belle, votre centriste ?

Bruno – Je ne suis que présentateur… Et il y a des clients qui demandent un plus de maquillage que d’autres pour être présentables… Les caméras sont en place ?

Momo – Ouais, ouais, ça baigne.

Bruno – Qu’est-ce qu’on ferait sans les caméramans ?

Gégé – De la radio, probablement.

Bruno – Ah, ah, ah ! Excellente… Ça me rappelle ma jeunesse, quand je faisais mes débuts sur une radio périphérique. Je vous ai déjà raconté la première fois où j’ai rencontré Michel Drucker ?

Gégé – Bon excusez-nous, mais on a du boulot, nous.

Gégé et Momo sortent.

Bruno – Du boulot… Quel bande de branleurs. Un qui bosse et deux qui regardent. (En direction des coulisses) Delphine ? Qu’est-ce qu’elle fout encore, cette dinde ?

Delphine arrive, vêtue d’une façon plutôt provocante.

Bruno – Ah Delphine ! Ça roule ma poule ? Justement, j’allais vous biper…

Delphine (aguicheuse) – Je suis là, Docteur. Prête à satisfaire tous vos désirs…

Bruno – Et l’invité, il est prêt ?

Delphine – Oui, oui, il arrive…

Bruno – Les politiciens, je te jure. Question maquillage, c’est pire que les gonzesses.

Delphine – Surtout que là, il y a du boulot...

Bruno – Il m’a même fait jurer de le faire asseoir à droite parce que c’était son meilleur profil. Vous voyez le tableau…

Delphine – Moi, en tout cas, je ne peux pas l’encadrer…

Bruno – Ce n’est pas un cadeau, je sais, mais bon... Ce sera peut-être notre prochain président ! Figurez-vous qu’on était à Sciences Po ensemble. Il avait déjà les dents qui rayaient le plancher.

Delphine – Il est d’une prétention ! Et d’un machisme !

Bruno – Ah, ça ce n’est pas bien… Il ne vous a pas manqué de respect, au moins ?

Delphine – Il a demandé à la stagiaire de lui apporter une tisane au miel pour s’éclaircir la voix avant l’émission. Et vous savez quoi ? Il l’a renvoyée parce qu’elle n’était pas assez chaude !

Bruno – Pas assez chaude ? Qui ? La tisane ou la stagiaire ? (Il rit bruyamment) Il faut dire que je l’ai croisée ce matin, Samantha, elle est plutôt… (Devant le regard réprobateur de son assistante) Bon… Il nous reste une minute. On voit les derniers détails ensemble ?

Delphine – J’allais vous le proposer…

Bruno – Et les prolos qu’il a convoqués pour faire son apologie, ils sont tous là ?

Delphine (sortant une liste) – Oui, enfin... Justement, je voulais vous en parler...

Bruno – Oui ben on n’a plus le temps là, ma chérie. Faites voir… (Bruno lui prend la liste des mains). J’imagine que dans le tas, il y a la maîtresse d’école qui lui a procuré ses premiers émois amoureux, son copain d’internat qui lui a appris comment s’astiquer le manche et l’amie de sa mère qui l’a dépucelé… Je déconne…

Charles, l’homme politique, arrive, une tasse à la main.

Bruno – Charles ! Comment vas-tu ?

Charles – Mais très bien Bruno, et toi ?

Bruno – Désolé, je n’ai pas pu venir te saluer au maquillage, mais on est un peu à la bourre… On t’a proposé un café ?

Charles – Jamais de café, ça noircit les dents… J’ai aussi arrêté de fumer et je fais un petit régime.

Bruno – Ah oui, ça se voit.

Charles – Mon conseil en communication me dit que quand on a des ambitions politiques, il vaut mieux avoir les dents blanches et ne pas avoir l’air trop bien nourri.

Bruno – C’est clair.

Charles – Euh… Non… C’est Pierre.

Bruno – Pierre ? C’est qui Pierre ?

Charles – Mon conseil en communication.

Bruno – Ah, oui… C’est clair.

Charles – C’est curieux de se retrouver ici, non ? Ça fait des années…

Bruno – C’est ce que j’étais en train de dire à Delphine, justement. On était encore étudiants à Sciences Po.

Charles – Moi, c’était l’ESSEC.

Bruno – C’est ça. On était encore jeunes et beaux. C’était le bon temps !

Charles – Et oui…

Bruno – En tout cas, elles ne t’ont pas loupé, hein ? Tu es maquillé comme une voiture volée !

Charles – Je compte sur toi pour éviter ce genre de blagues quand on sera à l’antenne. Déjà que les politiques sont un peu mal aimés…

Bruno – Tu sais ce qu’on dit : mieux vaut être mal aimé que mal bai… (Il croise le regard de Delphine) Au fait, tu connais Delphine ? C’est mon assistante…

Charles – Oui, oui, on s’est croisé, mais… Je ne savais pas que c’était ton assistante...

Bruno – Pour moi, c’est beaucoup plus qu’une assistante, crois-moi… Mais ne t’avise pas de me la piquer, hein ?

Charles – Tu n’as pas changé, toi…

Bruno – Bien sûr à l’antenne on se vouvoie.

Charles – Sinon on va encore parler des relations incestueuses entre le politique et le médiatique.

Bruno – Si tous les hommes politiques n’épousaient pas des femmes journalistes aussi !

Delphine – Le jour où ce sera le contraire, on aura fait un grand pas vers l’égalité des sexes…

Bruno – Ah… Elle est bonne celle-là ! Vous imaginez Martine Aubry remariée avec Laurent Delahousse ! (Les deux autres ne rient pas) Bon assez rigolé, il va falloir y aller mon vieux. On passe à l’antenne dans cinq minutes.

Charles – Tout est prêt alors ?

Bruno – Oui, oui, ne t’inquiète pas… Delphine m’a donné la liste de tes invités-surprise, soigneusement préparée par ton dircom.

Delphine – Justement, je voulais vous en parler…

Bruno (lui prenant la liste des mains) – Voyons voir… Alors, qui on a en premier… Madame Carpentier…

Charles – Madame Carpentier ? C’est qui ça ? Je n’ai jamais donné ce nom là sur ma liste d’invités-surprise !

Delphine – C’est-à-dire que… Avec cette épidémie de gastro, en ce moment, on a eu pas mal de désistements et… Il a fallu remplacer quelques-uns de vos invités...

Charles – Comment ça remplacer ? Vous en avez parlé avec Pierre ?

Bruno – C’est qui Pierre ?

Charles – Pierre ! Mon conseil en communication, bordel !

Delphine – C’est-à-dire que… On a du faire ça au dernier moment…

Bruno – Ne t’inquiète pas Charles, tout est sous contrôle… On a l’habitude, tu sais… On gère… Et puis comme ça, ce sera vraiment des invités-surprise !

Charles – Je déteste les surprises… Si je suis arrivé là où j’en suis aujourd’hui, figure-toi, c’est parce que je n’ai jamais rien laissé au hasard…

Bruno – Cool… Détends-toi… Tu veux que j’appelle la stagiaire pour te faire un petit massage avant l’émission ? Elle est très douée, tu sais…

Charles – Parlons-en de la stagiaire. Cette tisane qu’elle m’a donnée, ça me donne envie d’aller aux toilettes… J’ai encore le temps, non ?

Bruno – Oui, oui, vas-y… C’est par là… Mais dépêche-toi quand même… (Charles sort). Mais qu’est-ce que vous avez foutu, bordel ? Vous auriez pu m’en parler !

Delphine – J’ai essayé, mais…

Bruno – Bon, de toute façon, on n’a plus le temps…

Delphine (désignant le public) – Il faudrait peut-être que vous leur disiez un petit mot avant de commencer…

Bruno – Ah oui c’est vrai, je les avais oubliés ceux-là... (Au public)Mesdames et messieurs, bonjour, et bienvenue dans les studios de Canal Direct Plus. Comme vous le savez, vous allez assister à la diffusion en direct de notre émission Une Volonté, Un Destin. Donc, vous pouvez applaudir de temps en temps si vous voulez, et c’est même recommandé. (Delphine montre une pancarte  « applaudissements ») Mais sinon vous la fermez, ok ?Delphine – Alors si vous voulez vous moucher, ou tousser, ou vous étrangler avec votre pop-corn, c’est maintenant.

Bruno – Pas de bébés asthmatiques dans la salle ? De personnes âgées qui respirent avec un appareil trop bruyant ? De belles-mères trop bavardes ? C’est le moment d’aller les déposer à l’accueil. On vous les rendra à la sortie.

Delphine – Pour les téléphones portables, c’est pareil.

Bruno – N’oubliez pas de mettre une petite étiquette dessus pour éviter les erreurs quand on vous les rendra.

Delphine – Bruno parlait des portables, bien sûr.

Bruno – Vraiment, pas de regrets ?

Delphine – Alors c’est parti !

Charles revient.

Bruno – Ah, Charles, ça y est ? On a fini son petit pissou ? Bon alors on va pouvoir lancer l’émission…

Charles semble découvrir la présence du public.

Charles (à voix basse) – C’est qui tous ces gens ?

Bruno – Ben c’est le public.

Charles – Le public ? Pour quoi faire le public ?

Delphine – L’émission est en public.

Charles – Je ne savais pas que c’était en public…

Bruno – Ce sont tes électeurs, Charles ! C’est important qu’ils soient là…

Charles – Mes électeurs ? Vous avez bien vérifié avec mon conseil en communication qu’ils avaient tous voté pour moi ?

Bruno – Je voulais dire des électeurs en général. Si tu veux être le prochain président, mon vieux, ce sont ces gens-là que tu dois convaincre ! Le peuple de France ! C’est à eux que tu dois t’adresser ! Et Canal Direct Plus est là pour t’y aider !

Gégé (revenant) – Bon, je ne voudrais pas vous bousculer, mais on passe à l’antenne dans trente secondes là, alors si vous pouviez vous asseoir à vos places et arrêter de jacasser…

Bruno – Ok… Si la technique est prête, alors on y va…

Ils prennent place dans les fauteuils. Delphine, en retrait du champ des caméras, fait le compte à rebours avec les doigts : cinq, quatre, trois, deux, un, zéro. Générique de l’émission. Puis elle donne le signe du départ en pointant du doigt le présentateur pour lui dire que c’est à lui.

Bruno – Cher public fidèle, et toujours plus nombreux, bonjour ! Très heureux de vous accueillir à nouveau sur le plateau de Une Volonté, Un Destin. Notre invité du jour, vous le connaissez, c’est l’un de vos élus, et un homme politique qui monte : Charles Dalencourt. Monsieur Dalencourt bonjour !

Charles – Bonjour Bruno, et bonjour à tous. Merci de m’avoir invité sur ce plateau…

Bruno – Monsieur Dalencourt, vous êtes actuellement Député des Français de l’Étranger, une circonscription injustement méconnue, mais il est vrai plus difficile à situer sur une carte que la Corrèze ou le Calvados…

Charles – Il est pourtant essentiel que ceux de nos compatriotes qui participent au rayonnement de la France dans le monde soient dignement représentés au Parlement.

Bruno – Et cher public, il est nécessaire de préciser que Monsieur Dalencourt, en parlant de nos compatriotes de l’étranger, ne fait pas seulement référence à Charles Aznavour, Gérard Depardieu ou Yannick Noah, mais aussi à tous ces ingénieurs français anonymes qui exportent de par le monde ce que l’industrie française a de meilleur à proposer en matière d’avions militaires ou de centrales nucléaires…

Charles – Je considère en effet tous ces anonymes comme les soldats inconnus de la mondialisation.

Bruno – Belle formule, Charles, et qui me fournit une transition facile. Ce n’est un secret pour personne que l’on parle de vous pour le Ministère des Armées ou le Ministère de l’Intérieur, et vous ne cachez pas vos ambitions pour la prochaine présidentielle.

Charles – Chaque chose en son temps, Bruno. Et je n’ai pour l’instant qu’un seul but : servir la France du mieux possible à la place qui est la mienne aujourd’hui.

Bruno – Cette modestie vous honore, Monsieur Dalencourt. En tout cas, cette émission permettra sans doute au grand public de vous connaître un peu mieux. En effet, si les Français de l’Étranger qui vous ont élu ont une image assez précise de votre parcours politique, les autres découvrent peut-être aujourd’hui votre visage.

Charles – J’espère qu’ils ne seront pas déçus…

Bruno – À vous de leur montrer votre meilleur profil, Charles ! Quoi qu’il en soit, si les Français connaissent le personnage politique, ils ignorent tout de l’homme. Qui est assez discret, il faut bien le dire…

Charles – En effet, je n’aime pas beaucoup parler de moi. Mais je crois que c’est une nécessité de nos jours de savoir se mettre un peu en avant. Et mes concitoyens, qui m’ont placé aux responsabilités que j’occupe aujourd’hui, ont le droit de savoir qui je suis…

Bruno – Sans plus tarder, Monsieur Dalencourt, nous recevons le premier de nos invités-surprise. Invitée qui, n’en doutons pas, nous permettra d’éclairer votre personnalité sous un jour un peu plus personnel… puisqu’il s’agit de votre ancienne maîtresse !

Le visage de Charles se décompose.

Charles – Ma maîtresse…

Entre une dame d’âge mûr, éventuellement avec un accent du terroir. Depuis le côté de la scène, Delphine montre au public la pancarte sur laquelle est inscrit « applaudissements ». Bruno jette un regard à sa fiche.

Bruno – Bonjour Claudine, et bienvenue dans notre émission Une Volonté, Un Destin ! (Charles semble surpris, mais prend sur lui) Charles, j’imagine que vous reconnaissez Claudine… même si quelques années ont passé depuis la dernière fois où vous vous êtes vus…

Charles – Oui, oui, bien sûr… Enfin, non… C’est-à-dire que… Claudine ?

Bruno – Depuis toutes ces années, elle a un peu changé, elle aussi. Elle est maintenant à la retraite. Mais oui, Charles, c’est bien votre maîtresse d’école ! Claudine ! Que vous avez connue à l’époque où vous usiez vos fonds de culotte sur les bancs de l’École Jules Ferry de Fontenay-aux-Roses…

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