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Catalogue

CONTEMPORAINS

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Vendredi 13
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BERTRAND T. Les Deux Canards
BERTRAND T. Théâtre sans directeur
BERTRAND T. Triplepatte
BERTRAND T. Un perdreau de l'année
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FEYDEAU La Lycéenne
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MIRBEAU Le Foyer
RENARD Monsieur Vernet
ROSTAND Les Romanesques
SAND Molière
ZOLA Thérèse Raquin

Comédie à sketchs sur l’exaltante épopée de la vie à deux.

 

Ouvrage publié aux Editions La Comédiathèque

ISBN 979-10-90908-74-1
Septembre 2016
74 pages ; 18 x 12 cm ; broché. Prix TTC : 9,90 €

Traduction disponible en espagnol et en anglais

 

Montages à Paris, en Belgique, en Bulgarie, au Luxembourg, en Macédoine, en Iran, en Uruguay, à Hong Kong…

 

 

Achat du livre

Pour les libraires : voir les conditions de vente (remise 30%)

Pour les particuliers : achat auprès de votre librairie ou en ligne 

 

Quelques montages

Sofia (Bulgarie) 2020-2022
Téhéran (Iran) – 2017
Barallobre (Espagne) – Mars 2020
Teatro Museo Torres Garcia – Montevideo (Uruguay) 2014

 

LIRE UN EXTRAIT

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1 - Nuit de noces

Elle et lui s'affalent sur le canapé, visiblement exténués.

Elle - J'ai cru qu'ils ne partiraient jamais...

Lui - Il paraît que sept couples sur dix ne baisent pas pendant leur nuit de noces. Je comprends pourquoi...

Elle - On pourrait essayer de faire mentir les statistiques...

Lui - Tu oublies qu'on décolle à 6h45... De Beauvais...

Elle - De Beauvais ?

Lui - Je t'ai dit ! J'ai eu les billets avec une enchère sur eBay...

Elle - Pourquoi les compagnies low cost décollent de la ville la plus déprimante de France ? D'un autre côté, c'est vrai que quand tu pars de Beauvais, ça fait rêver d'atterrir n'importe où. Même à Bratislava...

Lui - Il paraît que c'est très beau, Bratislava... Au printemps...

Elle - Tu ne confonds pas avec Prague... ?

Lui - C'est à côté, non ?

Elle - Les Seychelles c'est beau toute l'année... Et je te rappelle que le printemps, c'est que dans deux mois...

Lui - Oh, Les Seychelles... Tout le monde y va...

Elle - C'est sûr qu'un voyage de noces à Bratislava, c'est beaucoup plus original... On ne risque pas de croiser beaucoup de jeunes mariés dans l'avion... Le seul couple qui avait confondu Bratislava avec Brasilia a revendu ses billets sur eBay...

Lui - On se paiera Les Seychelles dans quelques années... Pour notre anniversaire de mariage...

Elle - C'est ça, pour nos noces d'argent... Quand je ne pourrai plus rentrer dans mon maillot de bain... (Soupir) La vie est mal faite. On devrait hériter à 20 ans, commencer à travailler à 50 à la fin de sa retraite, et faire des gosses à 70, histoire de pas vieillir tout seul... Et le mariage ferait office de dernier sacrement...

Lui - D'un autre côté, une vie sans belle-mère... Est-ce que ça vaut vraiment la peine d'être vécue...?

Elle - Tu crois que je t'aimerai encore, dans 20 ans?

Lui - Est-ce que tu auras encore le choix...? Quand tu ne rentreras plus dans aucun maillot de bain...

Elle - Je connais une fille qui a dit non le jour de son mariage. Pour déconner. Elle voulait dire oui tout de suite après... Mais ça n'a pas du tout faire rire le maire. Elle a dû attendre six mois avant de pouvoir se représenter à la mairie... Il y a un délai de prescription, il paraît. C'est comme pour le permis de conduire. Tu peux pas le repasser tout de suite après l'avoir raté. Tu savais ?

Lui - Non...

Elle - C'était chiant, ce mariage, non ?

Lui - On ne se marie pas pour s'amuser...

Elle - Ne me dis pas que c'est pour partir à Bratislava depuis Beauvais au milieu de la nuit, parce que là, je commencerais vraiment à me demander si j'ai bien fait de dire oui... C'est dans quel pays, au fait, Bratislava ?

Lui - Je ne sais pas trop... Prague, c'était la capitale de la Tchécoslovaquie...

Elle - Alors tu ne sais même pas dans quel pays tu m'emmènes en voyage de noces ! Ma mère a raison, je ne sais vraiment pas où je vais, avec toi...

Lui - Attends... Prague, c'est la capitale de la Tchéquie... Bratislava, ça doit être la capitale de la Slovaquie. Ou de la Slovénie... En tout cas, c'est dans la zone euro ! On n'aura même pas à changer d'argent...

Elle - Et toi, tu m'aimeras encore, dans 20 ans... ?

Lui - Comment ne pas aimer toute la vie une fille qui accepte de me suivre dans un pays inconnu de la zone euro... ?

Elle - Si c'est une épreuve, alors...

Séquence émotion, interrompue par lui.

Lui - Je ne voudrais pas te presser, mais notre avion décolle dans deux heures. Et Beauvais, ce n'est pas la porte à côté...

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2 - Le temps des cerises

Un couple, assis sur un canapé.

Elle - Tu as vu ? Le cerisier est en fleurs.

Lui - Encore une année de passée...

Silence.

Elle - On est heureux… ?

Lui - Oui... (Un temps) On s’emmerde, non ?

Elle - Ensemble ?

Lui - En général.

Elle réfléchit.

Elle - On pourrait changer de canapé...

Lui - Qu’est-ce qu’on ferait de l’ancien ?

Elle - Partir en vacances...

Lui - Ce n’est pas la saison.

Elle - Faire une fête...

Lui - Pour fêter quoi ?

Elle (réfléchissant) - La floraison du cerisier !

Lui - Il paraît que les Japonais font ça, au printemps. Ils invitent des amis à admirer leur cerisier, en sirotant du thé, sans rien dire...

Elle - Il faudrait se dépêcher. Les premières pétales tombent déjà.

Lui - C’est masculin.

Elle - Quoi ?

Lui - Pétale. C’est masculin. Les premiers pétales. (Un temps) Et qui est-ce qu’on inviterait ?

Elle - Des amis.

Lui - Les gens ne sont jamais libres...

Elle - Il suffit de les prévenir à l’avance!

Lui - Tu leur proposes de prendre l’apéritif, ils sortent leur agenda. Au lieu de boire l’apéro, on discute d’une date éventuelle. La semaine d’après, ils te rappellent pour annuler et fixer une nouvelle date... (Un temps) Moi, quand j’ai envie de boire un coup, c’est tout de suite. Dans trois semaines, je n’aurai peut-être plus soif. Il n’y a plus aucune improvisation !

Elle - C’est peut-être parce que les gens ont peur de s’ennuyer, justement...

Lui - Tu verras ! Ils ne seront pas libres. Ils te proposeront une date. En attendant, les pétales du cerisier seront par terre.

Elle - Un tapis de pétales, c’est joli aussi.

Lui - Aujourd’hui il fait beau. Quel temps il fera dans un mois ? En plus de faire coïncider les agendas, il faudrait consulter Météo France. Inviter des amis, ça devient encore plus compliqué que de prévoir une éclipse. (Un temps) Non... Plutôt que de risquer de m’amuser avec des tas de gens dans un mois, je préfère encore être sûr de m’ennuyer tout de suite avec toi.

Elle - C’est gentil…

Lui - La dernière fois, mon meilleur ami me laisse un message. Ça faisait six mois que je n’avais pas eu de ses nouvelles. Je le rappelle aussitôt et je lui propose de prendre un café. Il me répond qu’il n’est pas libre, qu’il m’appellera pour fixer une date. J’attends toujours. Je n’ai jamais su pourquoi il m’avait téléphoné...

Elle - Il avait peut-être un coup de cafard... ?

Lui - Je ne sais pas si après son coup de fil, il s’est senti beaucoup moins seul. Dans six mois il me rappellera, et ce sera la même chose. Alors c’est ça qu’on appelle des amis, maintenant ? (Un temps) Internet, c’est pareil, hein ? On nous dit que c’est « convivial ». Tu n’adresses pas la parole à ton voisin, mais avec ça, tu vas pouvoir bavarder avec les Chinois en espéranto. Tu en connais beaucoup, toi, des Chinois ?

Elle - Quand j’étais petite, avec mon voisin d’en face, on essayait de communiquer en morse, la nuit, avec des lampes électriques. Ça ne marchait déjà pas très bien...

Lui - Les gens sont surbookés en permanence. Qu'est-ce qu'ils peuvent bien avoir à faire de tellement intéressant, au point de ne jamais avoir le temps de prendre un verre avec leur meilleur ami à l’improviste. Moi, j’essaie de rester disponible. Mais personne n’est jamais libre. Alors je m’emmerde... Tu ne t’ennuies pas, toi ?

Elle - Avec toi, jamais...

Silence.

Lui - Et si on se le prenait quand même, cet apéro ?

Elle - Tous les deux ?

Lui - Tu serais libre ?

Elle - Quand ?

Lui - Tout de suite.

Elle - Pas de problème.

Lui - Je vais chercher les verres.

Elle - Je m’occupe des cacahuètes.

On sonne.

Lui - On attend quelqu’un ?

Elle - Non. Qui ça peut bien être à cette heure-ci ? On va bientôt passer à table.

Il fait signe qu’il ne sait pas.

Lui - Les gens sont d’un sans gêne. On ne peut pas être tranquille cinq minutes, même le week-end.

Elle - Je vais aller ouvrir...

Lui - Je ne suis là pour personne.

Elle se retourne vers lui.

Elle - Et si c’est un ami ?

Il réfléchit.

Lui - Tu lui dis que notre cerisier du Japon est encore en fleurs... Et qu'il repasse quand il aura des cerises.

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