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Catalogue

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CLASSIQUES

BECQUE Comédies Courtes
BECQUE Les Corbeaux
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BERTRAND T. Acteurs, Auteurs, Spectateurs
BERTRAND T. L'Accord parfait
BERTRAND T. Le Costaud des Epinettes
BERTRAND T. Le Danseur inconnu
BERTRAND T. Les Deux Canards
BERTRAND T. Théâtre sans directeur
BERTRAND T. Triplepatte
BERTRAND T. Un perdreau de l'année
BOURSAULT Le Mercure galant
CUREL F. La Nouvelle Idole
DESMARETS Les Visionnaires
FEYDEAU L'Âge d'or
FEYDEAU La Lycéenne
HUGO Mille francs de récompense
LABICHE Si jamais je te pince
MIRBEAU Farces et Moralités
MIRBEAU Le Foyer
RENARD Monsieur Vernet
ROSTAND Les Romanesques
SAND Molière
ZOLA Thérèse Raquin

Cinq personnes qui ne se connaissent pas et qui n’ont rien en commun se réveillent enfermées en un lieu inconnu. Qui les a conduit là et pourquoi ? L’arrivée de leurs deux kidnappeurs apporte plus de questions que de réponses… Mettant de côté leurs divisions, les otages sont contraints de privilégier le collectif pour espérer parvenir jusqu’aux prolongations. Tout en évitant les hors-jeux…

 

Ouvrage publié aux Editions La Comédiathèque

ISBN 978-2-37705-010-9
Novembre 2016
72 pages ; 18 x 12 cm ; broché. Prix TTC : 9,90 €

 

Achat du livre

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LIRE LE DÉBUT

Manu (homme), Fred (homme ou femme) et Alex (femme présumée) sont affalés inconscients sur trois fauteuils de style futuriste en fond de scène. Fred (que l’on traitera ici en femme, qu’on s’efforcera de rendre peu gracieuse) se réveille la première et commence à bouger. Elle se redresse en se frottant les yeux, puis regarde autour d’elle, semblant ne pas comprendre ce qu’elle fait là. Elle se lève, reprenant peu à peu conscience. On peut supposer qu’elle a la gueule de bois. Elle est habillée dans un style branché décontracté. Elle fait quelques pas en titubant. À mesure qu’elle recouvre ses esprits et que sa démarche se fait plus assurée, elle semble encore plus étonnée de se trouver là. Elle aperçoit alors les deux corps affalés sur les deux autres fauteuils. Nouvelle surprise, teintée cette fois d’une certaine inquiétude. Elle fait le tour de la pièce pour trouver une issue, sans résultat. Pendant qu’elle a le dos tourné, Manu se réveille à son tour et se lève, dans le même état que Fred à son réveil. Manu est du genre macho brut de décoffrage, et il est habillé d’une manière très classique. Fred se retourne, aperçoit Manu et sursaute, terrorisée.

Fred – N’approchez pas ! Je vous préviens, j'ai fait du karaté…

Manu est également surpris de l’apercevoir, mais sans manifester de crainte.

Manu – Vous êtes qui, vous ?

Fred (après une hésitation) – Je ne sais pas. Enfin, je veux dire, si… Je sais qui je suis mais… On est où ?

Manu – En tout cas, on n’est pas chez moi. (Il regarde autour de lui) Vous êtes sûre qu’on n’est pas chez vous ?

Fred – Je le saurais, non ? Et puis qu’est-ce qu’on ferait tous les deux chez moi ?

Manu – Ça… Je me le demande, en effet…

Fred – Et puis on n’est pas que tous les deux.

Fred fait un geste de la main et Manu aperçoit le troisième corps, affalé sur le dernier fauteuil.

Manu – Et lui, vous le connaissez ?

Fred s’approche et se penche prudemment vers Alex.

Fred – C’est plutôt une femme, non ?

Manu s’approche à son tour.

Manu – Oui, peut-être…

Fred – Vous croyez qu’il est mort ?

Manu continue à regarder autour de lui.

Manu – Qui ?

Fred (désignant le corps) – Ben lui ! Enfin, elle…

Manu – Je n’en sais rien, moi ! Je ne suis pas médecin légiste…

Fred – Alors qu’est-ce qu’on fait ?

Manu – Vous n’avez qu’à lui faire du bouche-à-bouche, vous verrez bien. Si c’est la Belle au Bois Dormant, elle se réveillera peut-être.

Fred – Et si c’est un homme…

Manu – Je pense que si c’est un homme et que vous lui roulez un patin, il se réveillera aussi.

Fred – Peut-être qu’on nous a drogués…

L’autre la regarde avec un air perplexe.

Manu – Bon ça suffit, moi je me casse...

Il se dirige vers les coulisses.

Fred – Il n’y a pas de sortie…

Manu – C’est ce qu’on va voir. Ce ne sera pas la première fois que je défonce une porte.

Fred – Ça je vous crois sur parole. Vous avez bien une tête à défoncer les portes. Surtout les portes ouvertes... (Pendant que Manu regarde à cour et à jardin) Le problème, c’est que là... il n’y a pas de porte du tout.

Manu semble désarçonné.

Manu – Pas de porte ? Mais comment c’est possible…

Il vérifie une dernière fois, mais doit se rendre à l’évidence.

Fred – Ni porte, ni fenêtre.

Manu – Ceux qui nous ont amenés ici, ils sont bien passés par quelque part !

Fred – Vous croyez que c’est quelqu’un qui nous a amenés ici ?

Manu – Vous vous souvenez d’être venue ici toute seule, vous ?

Fred – Non…

Manu – Donc c’est forcément quelqu’un qui nous a amenés, c’est logique.

Fred – Logique… Ce qui n’est pas logique, déjà, c’est qu’on soit là tous les deux. Enfin tous les trois…

Un temps.

Manu – Pourquoi on nous aurait drogués ?

Fred – Je ne sais pas, moi… Ça expliquerait qu’on ne se souvienne de rien.

Manu – Ah ouais…?

Fred – J’ai lu un truc comme ça sur le GHB.

Manu – Le GHB ?

Fred – La drogue des violeurs.

Manu – Vous avez l’air d’en connaître un rayon, en matière de drogue… La drogue des quoi ?

Fred – Une drogue que les violeurs font absorber à leurs victimes. Dans une discothèque, par exemple, en mettant ça dans un whisky coca. Elles deviennent très dociles, et après elles ne se souviennent plus de rien. Ce n’est pas vous qui m’auriez droguée, par hasard ?

Manu – Non mais vous êtes dingue ! Je ne vais jamais en boîte, de toute façon. Je suis marié, figurez-vous. Et pourquoi ce ne serait pas vous qui m’auriez drogué, d’abord ?

Fred – Non mais ça ne va pas ? Pourquoi j’aurais fait ça ?

Manu – Je préfère ne pas le savoir…

Fred – Si je vous avais drogué, je m’en souviendrais.

Manu – Sauf si vous en avez bu aussi.

Fred – De quoi ?

Manu – De votre saloperie, là ! Du whisky coca !

Fred – Je crois plutôt qu’on nous a drogués tous les deux.

Manu – Mais pourquoi moi ? En général, les violeurs, ce n’est pas les mecs qui les intéressent, non ? En tout cas pas les mecs dans mon genre…

Fred désigne le troisième corps.

Fred – Il y a elle, aussi.

Manu – On n’est même pas sûr que ce soit vraiment une femme… On devrait peut-être essayer de la réveiller pour lui demander.

Fred – Pour lui demander si c’est une femme ?

Manu – Pour lui demander si elle sait quelque chose !

Fred s’approche du corps, et le secoue doucement.

Fred – Oh, vous m’entendez ?

Manu soupire, exaspéré.

Manu – Laissez-moi faire… (Il secoue violemment le corps et hurle) Oh, vous m’entendez !

Alex se réveille en sursaut et se lève d’un bond.

Alex – Non, ce n’est pas moi, je vous jure !

Alex, qui peut être un homme efféminé ou une femme plutôt masculine, est habillée en tailleur pantalon façon businessman (ou woman). Le doute subsistera sur son véritable sexe, mais on la traitera ici en femme. Elle est physiquement éveillée, mais dans un premier temps parle et agit comme une somnambule.

Alex – Excusez-moi, j’ai dû faire un cauchemar… Ne faites pas attention à moi… Je vais aller me rafraîchir un peu…

Elle fait le tour de la pièce, sans trouver aucune porte.

Alex – Vous… Vous pourriez me dire où se trouvent les toilettes ?

Fred – Les toilettes pour hommes ou les toilettes pour femmes ?

Alex le regarde avec un air interloqué. Manu fait mine d’applaudir à la finesse de la question.

Manu – Il n’y a pas de toilettes.

Alex – Je vois… On est sur une compagnie low cost… Je crois que je ferais mieux de me rendormir alors… Vous me réveillerez juste avant l’atterrissage ?

Fred et Manu échangent un regard intrigué. Elle s’apprête à se rasseoir sur son siège.

Fred – Nous ne sommes pas sur une compagnie low cost, je vous assure…

Alex les regarde avec curiosité.

Manu – Et selon toute probabilité, nous ne sommes pas dans un avion.

Alex – Je vois…

Elle semble commencer à recouvrer le sens de la réalité. Elle peut éventuellement remettre ses lunettes.

Alex – Donc vous n’êtes pas non plus des hôtesses de l’air.

Manu – Voilà…

Alex (angoissée) – Mais alors où sommes-nous ?

Fred – On comptait un peu sur vous pour nous le dire.

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