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Catalogue

CONTEMPORAINS

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Amour propre et argent sale
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Au bout du rouleau
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Happy hour
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Vendredi 13
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BECQUE Les Corbeaux
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BERTRAND T. L'Accord parfait
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BERTRAND T. Les Deux Canards
BERTRAND T. Théâtre sans directeur
BERTRAND T. Triplepatte
BERTRAND T. Un perdreau de l'année
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MIRBEAU Le Foyer
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SAND Molière
ZOLA Thérèse Raquin

Kimberley a hérité de sa grand-mère la recette secrète de ses fameux cookies. À la veille de Noël, avec sa meilleure amie Jennifer, Kimberley s’apprête à ouvrir un salon de thé au pied de l’immeuble où habitait Mamy Yoyo. Un projet qui lui tient à cœur, dans lequel elle a investi toutes ses économies. Mais un promoteur sans scrupule est prêt à tout pour racheter sa boutique, afin de raser le bâtiment pour construire à la place une résidence de luxe. Kimberley parviendra-t-elle à surmonter ces épreuves, et à trouver enfin l’amour ? Un vrai scénario de téléfilm de Noël… en pire.

Ouvrage publié aux Editions La Comédiathèque
ISBN 978-2-37705-264-6 / Avril 2019
82 pages ; 18 x 12 cm ; broché. Prix TTC : 13,00 €

 
 

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Lire le début

Un salon de thé, façon bonbonnière, avec pour l’heure une seule table et trois chaises. Dans un coin, un sapin décoré. On entend une musique de Noël plutôt kitch. Cette comédie étant un pastiche des téléfilms de fin d’année dans ce qu’ils ont de plus caricatural, tout dans le décor et les costumes évoque un univers de romance populaire. Les comédiens pourront surjouer, surtout lorsqu’il s’agit de débiter les phrases toutes faites constituant l’essentiel des dialogues de ce genre de nanars. Kimberley entre, monte sur un tabouret, et parachève la décoration du sapin en fixant une énorme étoile à son sommet. Jennifer arrive. La musique s’arrête.

Jennifer – Alors ça y est ? C’est le grand jour !

Kimberley – Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit...

Jennifer – Moi non plus.

Kimberley – Le trac avant la première, comme moi...

Jennifer – Oui... et aussi le type avec qui j’ai passé la nuit.

Kimberley – Ah oui...

Jennifer – Un Italien que j’ai rencontré hier soir...

Kimberley – Tu vas le revoir ?

Jennifer – C’est un livreur de pizzas... Il suffit de téléphoner... Je te passerai le numéro, si tu veux... Je t’assure que pour le prix d’une quatre fromages... tu n’es pas déçue.

Kimberley – D’accord...

Jennifer aperçoit le sapin.

Jennifer – Oh mon Dieu, il est vraiment magnifique !

Kimberley – Dommage que Mamy Yoyo ne puisse pas le voir cette année.

Jennifer – Un an déjà que ta grand-mère nous a quittées. J’ai l’impression que c’était hier...

Kimberley – Et pourtant, c’était il y a exactement 365 jours.

Jennifer – C’est dingue... alors tu as compté les jours.

Kimberley – Oui, enfin... Un an, quoi...

Jennifer – Le 25 décembre...

Kimberley – Dans la nuit du 24 au 25 en tout cas. On l’a trouvée là au petit matin, toute bleue, affalée au pied du sapin.

Jennifer – Au milieu des paquets déposés pendant la nuit par le Père Noël... Tu parles d’un cadeau... On n’a jamais vraiment su ce qu’il s’était passé...

Kimberley (montrant l’étoile en haut de l’arbre) – Elle serrait encore dans sa main l’étoile qu’on a l’habitude de fixer en haut du sapin...

Jennifer – Et il y avait un tabouret renversé à ses pieds.

Kimberley – Elle aura glissé, en voulant raccrocher cette étoile tombée du ciel.

Jennifer – Ou alors... elle voulait se pendre au fil de la guirlande électrique, et le sapin n’aura pas résisté à son poids. Noël, c’est tellement déprimant.

Kimberley – Et puis sur la fin, elle pesait quand même dans les deux cents kilos...

Jennifer – Et dire qu’à vingt ans, elle avait été Miss Picardie.

Kimberley – Miss Pas-de-Calais. Miss Picardie, c’était moi.

Jennifer – J’espère que tu ne finiras pas comme elle...

Kimberley – Obèse, tu veux dire ?

Jennifer – Ou pendue... Quoi qu’il en soit, au lieu de cette comète, c’est elle qui s’est écrasée par terre. Heureusement qu’il n’y avait personne en dessous...

Kimberley – Tu ne peux pas savoir ce que je m’en veux...

Jennifer – Mais enfin, tu n’y es pour rien !

Kimberley – Si j’avais mieux accroché cette putain d’étoile...

Jennifer – Je suis sûre qu’aujourd’hui Mamy Yoyo est remontée au ciel, et qu’elle nous regarde de là-haut.

Kimberley – Je ne sais pas si elle approuverait mes projets...

Jennifer – J’en suis certaine. Elle adorait nous régaler tous de ses fameux cookies.

Kimberley – Ils sont tellement bons.

Jennifer – Et tellement nourrissants...

Kimberley – C’est vrai... Depuis qu’elle est morte, je n’ai pas seulement perdu une grand-mère... J’ai aussi perdu cinq kilos...

Jennifer – Ouvrir ce salon de thé, ce sera l’occasion de faire connaître les cookies de Yolande dans toute la ville. Et pourquoi pas dans tout le pays !

Kimberley – Mais j’y pense... Je cherchais encore un nom pour notre établissement... Et pourquoi pas tout simplement : « Les cookies de Mamy Yoyo » ?

Jennifer – Quelle merveilleuse idée ! Ce sera une façon de rendre hommage à ta grand-mère, qui t’a légué avant de mourir la recette secrète de ses célèbres biscuits.

Kimberley – Heureusement, elle m’a aussi légué ce petit appartement en rez-de-chaussée, dans un quartier qui devient très à la mode.

Jennifer – Un logement insalubre dont nous allons faire le salon de thé le plus chic de tout Beauconville.

Kimberley – J’espère qu’on va y arriver... Parce que j’ai investi toutes mes économies pour refaire la déco.

Jennifer – La vie, c’est comme le Père Noël, Kimberley ! Ou la petite souris. Il suffit d’y croire pour qu’elle nous apporte des cadeaux et de l’argent.

Kimberley – Tu as raison ! J’ai juste besoin d’un peu d’encouragement de temps en temps, quand j’ai un petit coup de pompe...

Jennifer – Bien sûr ! Tu ne peux pas te contenter de siffler du whisky en cachette...

Kimberley – Parfois, j’aimerais pouvoir compter un peu plus sur le soutien de Kevin. On est fiancés, tout de même...

Jennifer – Il ne faut pas trop lui en vouloir. Il a son travail lui aussi. Mais je suis là pour t’aider, Kimberley.

Kimberley – Je sais... Depuis la maternelle, tu as toujours été ma meilleure amie. Sans toi, je n’aurais jamais eu la force de me lancer dans une telle aventure.

Jennifer – Je ne te remercierai jamais assez de m’avoir donné l’occasion de rebondir, Kimberley. La vie n’a pas été facile pour moi, depuis que je suis sortie de prison... Et si tu n’avais pas eu la gentillesse de payer ma caution, je serais encore derrière les barreaux...

Kimberley – Tu me rembourseras petit à petit avec tes premiers salaires.

Jennifer – Tu vas réussir, j’en suis sûre. Tu as toujours tout réussi, dans ta vie ! Tandis que moi...

Kimberley – Oui... Mais pour y arriver, il faut que je puisse racheter la boutique d’à côté, pour nous agrandir un peu. Ici, c’est beaucoup trop petit...

Jennifer – Le magasin de fleurs ! Il est au bord de la faillite ! La fleuriste a accepté de te le revendre à bon prix, et tu viens de signer le compromis.

Kimberley – Oui... mais je n’ai pas encore la réponse de la banque pour le crédit...

Jennifer – Je suis sûre que ça va aller. On va faire un tabac !

Kimberley – Un tabac...? Je pensais plutôt à un salon de thé...

Jennifer – Un tabac ! Un méga succès, si tu préfères...

Kimberley – Ah oui... Je me disais aussi... Un bureau de tabac... En tout cas, pour l’instant, les clients ne se bousculent pas.

Jennifer – On est supposées ouvrir à huit heures, et il n’est que huit heures moins cinq. Ne sois pas aussi inquiète !

Kimberley – Tu as raison, il faut que je me calme. Je n’ai pas dormi de la nuit, mais au moins, je n’ai pas perdu mon temps. Les cookies sont encore chauds. J’en ai fait plus de mille !

Jennifer – Mille ?

Kimberley – Tu crois que c’est trop ?

Jennifer – Si on a dix clients dans la journée et qu’ils en prennent cent chacun...

Kimberley – Ou alors cent clients, et qu’ils en prennent dix...

Jennifer – Ou alors cinquante clients et qu’ils en prennent... Combien ils doivent en prendre dans ce cas-là ?

Kimberley – Attends, je sors ma calculette, parce que tu sais, moi, les chiffres...

On entend le tintement de la clochette fixée à la porte d’entrée pour signaler l’arrivée d’un client.

Jennifer – Ah... Voilà ton premier client !

Entre Brian, homme jeune au physique avantageux, mais portant des vêtements visiblement trop grands pour lui.

Kimberley – Oh mon Dieu ! Et rien n’est encore prêt...

Jennifer – Allons, calme-toi. Il suffit de lui servir une tasse de café... et de lui demander s’il accepte les cookies.

Kimberley – Notre premier client ! Il faut tout faire pour le satisfaire...

Jennifer (émoustillée) – Tout ? Vraiment ?

Kimberley – Je n’ai même pas eu le temps de me coiffer.

Jennifer – Tu veux que je m’en occupe ?

Kimberley – Non... C’est à moi de le faire.

Elle fait un effort sur elle-même pour se calmer, met un peu d’ordre dans ses cheveux, bombe la poitrine, et s’avance vers Brian.

Brian – Bonjour.

Kimberley – Bienvenue dans notre modeste salon de thé... appelé à devenir dans les années qui viennent une chaîne internationale franchisée, sous le nom de... « Les cookies de Yoyo ».

Brian (pris de court) – Merci... Je... Je peux avoir un café ?

Kimberley – Bien sûr. Souhaitez-vous quelque chose pour accompagner votre café ?

Brian – Non, merci, ça ira... Je suis un peu pressé...

Kimberley – Vous n’allez pas partir sans goûter les cookies de Yolande...

Brian – Vous vous appelez Yolande ?

Kimberley – Non... Yolande est décédée, hélas.

Brian – J’espère que ce n’est pas après avoir consommé un de ces fameux cookies...

Kimberley – C’était ma grand-mère... Elle s’est pendue au sapin... Je veux dire... C’était un accident. Enfin, je crois...

Brian – Je suis vraiment désolé...

Kimberley – Ne vous excusez pas, vous n’y êtes pour rien... Tant que la police n’aura pas prouvé le contraire, en tout cas... Alors ?

Brian – Pardon ?

Kimberley – Vous avez une préférence, pour les cookies ? Nous avons plus de trente parfums différents... (Sur le ton de la confidence) Mais rassurez-vous, ils contiennent tous du chocolat...

Brian – C’est-à-dire que...

Kimberley – Très bien. Cadeau de la maison. Vous ne paierez que le café...

Brian – Vraiment ?

Kimberley – Nous venons d’ouvrir, vous êtes mon premier client. (Se redressant pour mettre son généreux décolleté en avant) Considérez ça comme une offre de lancement...

Brian – Dans ce cas... Je vous laisse choisir le parfum... Puisqu’ils sont tous au chocolat...

Kimberley sourit et s’éloigne pour préparer la commande.

Kimberley – Alors, j’étais comment ?

Jennifer – Très sobre...

Kimberley – OK, j’en ai fait un peu trop...

Jennifer – On peut attendre un peu avant de dévoiler notre stratégie à l’international. Pour l’instant on n’a qu’une seule table...

Kimberley – Tu le connais, ce type ?

Jennifer – Non...

Kimberley – Sa tête me dit vaguement quelque chose... C’est le corps qu’il y a en dessous qui ne me dit rien...

Jennifer – C’est vrai qu’il est habillé comme un sac... En tout cas, ce n’est pas quelqu’un de Beauconville. Je l’aurais remarqué...

Kimberley – Ah oui ?

Jennifer – Il est quand même pas mal fait de sa personne.

Kimberley – Oui...

Jennifer – Tu n’as pas remarqué ?

Kimberley – Je te rappelle que je suis fiancée...

Jennifer – Ça n’empêche pas d’avoir des yeux ! Ce n’est pas parce qu’on a déjà un gâteau sec à la maison, qu’on ne peut pas s’émerveiller devant la vitrine d’une pâtisserie...

Kimberley – Vas-y toi... Ça te changera des livreurs de pizza...

Jennifer – Oui... mais visiblement, ce n’est pas moi qui l’intéresse...

Kimberley – Je me demande ce qu’il peut bien faire ici.

Jennifer – Tu n’as qu’à lui demander.

Kimberley – Enfin, Jennifer... Ce serait indiscret.

Kimberley sert Brian.

Brian – Merci...

Kimberley – Celui-là est au gingembre. D’après ma grand-mère, c’est aphrodisiaque. Vous m’en direz des nouvelles... Bonne dégustation...

Kimberley revient vers Jennifer.

Jennifer – Bonne dégustation...?

Kimberley – En tout cas, il a l’air de les apprécier. Mamy avait raison quand elle disait que le gingembre, c’est aphrodisiaque. Regarde, il a l’air beaucoup plus souriant qu’en arrivant...

Brian lance un regard vers Kimberley avec un large sourire.

Jennifer – Oui... C’est limite s’il ne bave pas en te regardant... Tu es vraiment sûre de savoir ce que veut dire le mot « aphrodisiaque ».

Kimberley – Comme un gros pétard ? Qui redonne le sourire...

Jennifer – Un gros pétard ? Tu veux dire un joint ?

Kimberley – Oui, aussi...

Jennifer – Je crois que tu confonds aphrodisiaque avec euphorisant.

Kimberley – Ah oui ? (Regardant sa montre) Oh mon Dieu, il faut que je rappelle la banque... Je te laisse t’occuper de lui. Sois aimable, mais essaie de garder une certaine distance, si tu vois ce que je veux dire...

Elle sort. Jennifer s’approche de Brian.

Jennifer – Alors comme ça... vous acceptez les cookies.

Brian – Ma mère m’a toujours dit de refuser les petites gâteries de la part d’une inconnue. Mais la serveuse est tellement charmante.

Jennifer – Kimberley est la patronne de cet établissement.

Brian – Et apparemment, elle ne manque pas d’ambition.

Jennifer – Ici c’est trop petit. Il va falloir qu’on s’étende.

Brian – À l’international, donc...

Jennifer – On va commencer par le local d’à côté. Ça nous permettra déjà de mettre une ou deux tables de plus.

Brian – Méfiez-vous. Hitler a commencé par envahir la Pologne, et regardez où ça nous a menés...

Jennifer – C’est un projet qui nous tient à cœur. Pour elle comme pour moi, ce sera un nouveau départ.

Brian – Un nouveau départ, vraiment...?

Jennifer – Je sors de taule.

Brian – Tiens donc... Pourtant à vous voir, comme ça... On vous donnerait le bon Dieu sans confession...

Jennifer – Je me suis mariée très jeune, et je n’ai pas choisi la bonne personne.

Brian – Ça arrive, malheureusement.

Jennifer – Il m’a raconté qu’il était commercial. Quand je me suis aperçue que c’était de l’héroïne qu’il commercialisait, c’était déjà trop tard.

Brian – Vous étiez déjà accro...

Jennifer – Surtout, j’étais déjà en cloque. La police a perquisitionné chez nous. Ils ont trouvé de la drogue dans un pot de lait maternisé.

Brian – Mais c’est affreux...

Jennifer – Je suis en liberté conditionnelle. J’ai un bracelet électronique. Vous voulez le voir ?

Elle lui montre le bracelet qu’elle porte à la cheville.

Brian – Je vous conseille de ne pas montrer ça à n’importe qui... Moi j’ai plutôt l’habitude des bars louches. Mais ça pourrait effrayer la clientèle d’un salon de thé...

Kimberley revient.

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